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Foire de la Saint-Martin : historiqueUn rendez-vous annuel depuis 1356
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Bien que sur le calendrier soit mentionné l’armistice de 1918, le 11 novembre est bien le jour de la Saint Martin !
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UN HERITAGE SAVOYARD
Dès le Xème siècle, Voiron avait une position stratégique suscitant bien des convoitises et alimentant la lutte entre princes dauphinois et comtes savoyards. Voiron restera ainsi savoyarde jusqu’en 1355. Pour défendre sa place-forte et s’assurer une main d’œuvre disponible en cas de besoin, les comtes développèrent marchés et foires pour attirer les paysans de la région. C’est le cas de la Saint-Martin. Les comtes de Savoie qui régnaient sur le Pays Voironnais de 1029 à 1355 puisqu’ils ont accordé sur la fin de leur règne aux habitants du bourg de Voiron le droit d’avoir un marché, le mercredi et une foire annuelle le jour de la Saint Martin : le 11 novembre.
Cette foire avait pour but essentiel de développer les échanges entre les communautés villageoises. Très vite elle a connu un gros succès et les administrations locales de l’époque ont accordé aux forains un ou deux jours supplémentaires pour la Saint Martin.
Elle laissait une place importante au commerce de bétail, aux drapiers, fromagers, joailliers, boulangers, fermiers et meuniers qui venaient des quatre coins du pays pour vendre leur marchandise. Ces jours là, les cabarets ouvraient leurs portes et sortaient leurs tonneaux. Le bourg était en fête. Les notables, consuls, châtelains veillaient au respect de la réglementation concernant les poids et mesures puisqu’on y échangeait des poules contre du grain et de la farine, des cochons contre des fourrages et des légumes.
Il existe des documents écrits que la Foire fut supprimée en 1714 et 1715 suite aux épidémies de bétail qui décimèrent une bonne partie du cheptel et occasionnèrent des mesures draconiennes de contrôle et de protection. Aujourd’hui troc, poules, vaches et cochons ne sont plus de la foire, et les drapiers ont été remplacés par les marchands de vêtements, mais on va toujours à la « Saint Martin » pour rire et boire un coup, se balader…
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QUI ETAIT SAINT MARTIN ?
Bien que sur le calendrier soit mentionné l’armistice de 1918, le 11 novembre est bien le jour de la Saint Martin.
Ce « Martin » là est né vers 315 à Sabaria en Pannonie (aujourd’hui la Hongrie). Il a passé sa jeunesse à se battre pour l’armée impériale de Constantin 1er. A l’époque, on naissait paysan ou seigneur, on devenait soldat ou abbé. Martin a d’abord été soldat. Une de ses campagnes militaires l’a amené jusqu’à Amiens où il s’est fait baptiser et où il a partagé son manteau avec un pauvre ce qui l’a rendu célèbre.
Après l’armée, le clergé : Martin a fondé plusieurs monastères. Il a été nommé évêque de Tours en 370 et fut l’artisan de l’apostolat rural en Gaule au IVe siècle, ce qui lui a valu plus tard d’être canonisé par l’Eglise.
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