Sortir à Voiron

Le musée Mainssieux

Durant toute sa vie, Lucien Mainssieux (1885-1958), collectionne les œuvres de la fin du XIXe siècle et celles de ses condisciples et il a une obsession : créer un musée pour elles et en être le conservateur…

Lucien Mainssieux est une personnalité complexe, dont la vie fut ardente, embrouillée et tumultueuse.  Esprit cultivé, d’une fière indépendance, ses talents sont multiples. D’abord peintre, aquarelliste, graveur, il illustre nombre d’ouvrages dont certains d’Eugène Fromentin, d’André Gide ou de Stendhal.

Jours et horaires d’ouverture

Du mardi au dimanche de 14h à 18h
sauf les 1er janvier, 1er mai, 11 novembre et 25 décembre

Entrée gratuite

  • Impressions et empreintes

    Ateliers dès 6 ans
    Mardi 21 février et/ou Mercredi 22 février de 14h à 17h
    Tarif : 9 €
    Réservations au 04 76 65 67 17 / musee.mainssieux@paysvoironnais.com

    Que nous cache le musée… l’enquête est ouverte! Venez relever les empreintes pour découvrir le fin mot de l’histoire.
    Encadré par l’artiste plasticienne Cécile Beaupère.

  • Qui est Lucien Mainssieux ?

    2PortraitMainssieux

    Illustration : portrait de Lucien Mainssieux peint par Roger Lorin

    Un grand voyageur

    Grand voyageur, il séjourne souvent en Italie et « explore, dira-t-il, les rivages et déserts d’Afrique du Nord » à de nombreuses reprises ; Albert Marquet et ses amis peintres d’Algérie le surnomment « le crabe du désert » puisque la coxalgie tuberculeuse qu’il contracte enfant le laisse boiteux.

    Quand il n’est pas en voyage ou dans son atelier montmartrois à Paris, l’artiste séjourne volontiers à Voiron, sa ville natale, principalement l’été.

    Artiste dans l’âme

    Ensuite il est musicien, violoniste ou altiste, il joue en violon solo sous la baguette des plus grands chefs d’orchestre comme Stravinsky, Weingartner ou Paul Paray. Il est aussi critique musical, notamment pour le journal le Crapouillot, de 1919 à 1939.

    Il écrit également sans cesse et sur tous les sujets, notamment dans ses « Tablettes quotidiennes », précieux témoignages de ses fréquentations, de ses intérêts artistiques ou politiques, de sa vie personnelle, de ses joies comme de ses doutes mais aussi irremplaçables références sur la vie d’un artiste durant la première moitié du XXe siècle.

    « le fonds d’atelier » de l’artiste

    Composée de 691 peintures dont
        •    280 paysages, 

        •    245 portraits, 

        •    56 nus,

        •    62 natures mortes et 

        •    48 études diverses, 

        •    il faut lui adjoindre 5990 dessins. 


    Lucien Mainssieux, au-delà de ses propres œuvres, a aussi légué sa collection personnelle, essentiellement composée d’œuvres françaises du XIXe et de la première moitié du XXe siècle, avec une prédilection pour les paysages, elle fait une place particulière aux écoles lyonnaise et dauphinoise ainsi qu’à ses amis côtoyés en Afrique du Nord.

    Dès l’âge de vingt ans, Lucien Mainssieux acquiert ses premières œuvres. Toute sa vie durant, que ce soit « aux Puces » ou chez des marchands, parfois chez des particuliers ou directement auprès de l’artiste lui-même, il achète, échange, n’hésitant pas à se ruiner pour sa passion. De ce qu’il a pendant cinquante ans, patiemment, inlassablement et amoureusement rassemblé, il ne reste aujourd’hui que 315 huiles et 157 dessins.

    Néanmoins et brièvement, sans toutes les citer, figurent encore des œuvres de Achard, Bascoulès, Bastet, Bouche, Bouviolle, Carrand, Corot, Courbet, Daubigny, Daumier, Alexandre Decamps, Degas, Maurice Denis, d’Espagnat, Dinet, Fantin-Latour, Jules Flandrin, Guétal, Guillaumin, Harpignies, Launois, Lacoste, Lebasque, Lebourg, Jacqueline Marval, Pontoy, Puvis de Chavannes, Ravier, Renoir, Vernay, Vollon.

    L’inventaire des archives de Mainssieux continue…

    Nous sont parvenus environ quinze mètres linéaires…qui témoignent entre autres de ce souci qui anime de nombreux artistes, « conserver les traces » de leur quotidien.
    L’on trouve aussi bien des agendas que des carnets d’adresses mais également des factures, des notes d’hôtels, des ordonnances, des cartons d’invitations, des catalogues, des coupures de presse, un inépuisable bric-à-brac dans un incroyable désordre…

    L’essentiel est dans la correspondance, dont l’inventaire est très attendu, plus de 5 000 lettres reçues d’artistes, musiciens ou peintres principalement, en tous cas de personnalités importantes des années 1905 à 1955, l’on peut déjà citer Maurice Denis, André Dunoyer de Segonzac, Paul Fort, Maurice Garçon, Albert Marquet, Henri Matisse, Amédée Ozenfant ou Georges Rouault.

    A ces précieux témoignages, s’ajoutent les écrits de Mainssieux lui-même, traitant aussi bien de l’Art que de l’Histoire contemporaine ou de Littérature et de Théâtre, de Musique bien sûr, mais encore de ses voyages, de sa vie personnelle, de son œuvre et de sa collection. Autre source historique d’un grand intérêt, un fonds photographique d’environ cinq cents plaques ou tirages noir et blanc soit de ses amis et relations, soit de ses modèles mais surtout de ses voyages en Afrique du Nord.

    Autant de documents permettant de reconstituer le journal d’une époque, et d’apporter un témoignage exceptionnel pour contribuer à la connaissance du milieu artistique de la première moitié du XXe siècle.

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  • Contact

    Musée Mainssieux

    7, place Léon Chaloin 38500 Voiron
    Tél. : 04 76 65 67 17
    Mail : musee.mainssieux@paysvoironnais.com
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