Sortir à Voiron

Foire de la Saint-Martin

Tradition, commerce et animations

Aux dates immuables des 10 et 11 novembre, la Foire attire quelque 200 000 chalands  de tous horizons dans le cœur de Voiron.
Son ampleur et la convivialité de son installation en centre-ville  en font un évènement qui contribue à la renommée  de la ville au-delà des frontières du département,  depuis des siècles et par tous les temps.

 

  • Histoire de la Saint-Martin

    En arpentant les précédentes éditions de la foire Saint-Martin, tout un chacun a pu s’ébahir devant un événement d’une telle importance. La presse est dithyrambique : 200 000 visiteurs, 450 exposants, des milliers de mètres linéaires d’étals. Si la tradition orale est forte pour évoquer son ancienneté, qu’en est-il des traces écrites ?

    Foires et marchés : une création médiévale

    L’histoire des foires en France est étroitement liée à la création des marchés. Foires et marchés sont souvent apparus au Moyen-âge grâce aux libéralités des seigneurs. Ils confèrent aux cités la responsabilité de la circulation des marchandises et de leur contrôle. En fait, la foire n’est rien moins qu’un grand marché ponctuel organisé une fois dans l’année.
    Louis Cortès (Pisieu 1894 – Colombe 1979), auteur d’un ouvrage sur Voiron et ancien professeur, a classé une grande partie des archives antérieures à 1790. D’après lui, les communautés villageoises du Voironnais aurait bénéficié en 1356 de la part du comte de Savoie de franchises pour créer foires et marchés. Or, ni les archives communales de Voiron, ni les archives départementales de l’Isère ne conservent les documents fondateurs.

    Des origines de la foire Saint-Martin

    Vers 1360, Voiron compte quelque 900 habitants, vivant essentiellement de la culture céréalière et de l’élevage. La foire Saint-Martin est créée pour ouvrir la ville aux échanges économiques. Elle tient son nom du saint évangélisateur de la Gaule au IVe siècle qui a partagé son manteau avec un pauvre.
    Selon Jean-Pierre Moyne, archéologue,
    la création de ces foires et marchés aurait coïncidé avec l’organisation d’un pèlerinage
    le 11 novembre entre les paroisses de
    La Murette et de Voiron.
    La foire dure alors seulement un jour. Le marché du mercredi est également mis en place à cette période.
    À la fin du XVe siècle, Voiron semble prospérer grâce au développement d’activités « industrielles » centrées sur la toile de chanvre et le travail du fer.

    « L’échantillage » des poids et mesures pour limiter la fraude

    Aux archives communales, les premières mentions des foires et marchés apparaissent au XVIIe siècle dans les comptes-rendus des assemblées. Ils évoquent surtout la vérification des poids et mesures.
    En effet, la situation frontalière de Voiron nécessite une vérification scrupuleuse des instruments de pesée des denrées.
    Le 5 novembre 1743, l’assemblée de la Ville de Voiron demande « pour prévenir les abus qui peuvent se commettre […] de faire échantiller et marquer avant la foire de la Saint-Martin toutes les aunes, mesures et poids […] ».
    On voit ainsi se presser à l’hôtel de ville toute la diversité des commerçants : cabaretiers, boulangers, vendeurs de vin en détail, grainetiers, drapiers, toiliers. Les marchands de bétail sont également présents, comme en atteste l’affaire impliquant en 1770 François Linocier, marchand de bétail, lésé par un résident de la Savoie parti sans régler la totalité de ses achats.

    Épizooties et guerres : pas d’interruption des foires et marchés ?

    Les années 1714 et 1715 sont marquées par le développement de la maladie bovine en Isère, voire au-delà.
    En juin 1714, des habitants de Voiron sont nommés pour contrôler les bêtes provenant d’Embrun (Hautes-Alpes). Deux mois plus tard, les « bestiaux » de Saint-Laurent-du-Pont, Voreppe et Moirans sont renvoyés. En septembre, aucun bœuf, vache ou veau n’est autorisé à la foire de la Saint-Martin.
    De même, les troubles révolutionnaires n’ont pas empêché la tenue des foires et marchés. En 1790, le maire Alexis Michal demande « au public d’apporter les poids, mesures, romaines et bichets […] à l’hôtel de ville. »

    Trois marchés et cinq foires à Voiron !

    Un document du XVIIIe siècle répertorie une vingtaine de foires dans le Voironnais, dont plusieurs dans la même ville : trois à Saint-Marcellin et quatre à la Côte-Saint-André.
    Selon Louis Cortès, cinq foires se tiennent sous l’Ancien Régime à Voiron : au mercredi des Cendres, à la Mi-Carême, au mercredi suivant Quasimodo, au jour précédant la Saint-Jean, et à la Saint-Martin.
    Ce fait est confirmé par la délibération du
    15 mars 1820 fixant les foires du mercredi de la semaine sainte (vente de bœufs, vaches et chevaux) et du dimanche de Quasimodo.
    Le marché suit la même tendance : en 1884, trois marchés (mercredi, vendredi et dimanche) animent la cité.
    Cet engouement s’explique par le dynamisme économique de Voiron, l’amélioration des voies de communication et la croissance démographique.

    À chaque produit son quartier

    Voiron étant une ville importante, ses représentants décident très tôt de consacrer une rue, une place à la vente d’un produit, d’abord dans le centre historique puis en périphérie.
    Les noms des lieux sont évocateurs : vente des grains place Grenette, commerce du gros bétail rue Bouverie. Légumes, volailles, beurre et œufs sont sur les étals de la rue Blancherie.
    À partir de la fin du XVIIIe siècle et surtout au XIXe, le marché sort des vieux quartiers pour occuper des espaces plus grands. En 1817, la place d’Armes (aujourd’hui place de la République) est consacrée aux marchandises autres que comestibles. Le marché au bétail occupe ce même emplacement au début du XXe siècle.

    Vers une foire commerciale ?

    Depuis les années 1950, la foire commerciale prend le pas sur la foire agricole. En 1952, après l’épidémie de fièvre aphteuse, certains agriculteurs regrettent que le deuxième jour de foire soit uniquement consacré à la fête foraine et aux vendeurs de « superflu ». Le bétail disparait de la Saint-Martin vers l’an 2000.
    En 2006, les jeunes agriculteurs tentent de remettre les traditions au goût du jour : vaches, cochons, moutons… se retrouvent place Saint-Bruno. L’exposition de matériel agricole et la vente de produits locaux sont également présents.

    Voiron reconnue pour son dynamisme commercial !

    En Isère, Voiron se classe aujourd’hui au
    deuxième rang pour sa foire et au premier rang pour son marché du mercredi, primé par la chambre de commerce et d’industrie
    en 2012. Espérons que cette tradition se poursuive encore longtemps !
    Vous pouvez contribuer à constituer la mémoire de ces événements en nous transmettant tout document concernant les foires et marchés à Voiron.

  • Contact

    Les inscriptions ouvrent habituellement au courant du mois de juin.

    Forains et associations désirant un emplacement :
    Service Foires et marchés Ville de Voiron
    Hôtel de ville – 12 rue Mainssieux
    38500 VOIRON
    Tél. : 04 76 67 27 78
    Fax : 04 76 67 27 47
    Mail : foiresmarches@ville-voiron.fr

     

    Animations et médias :
    Service communication Ville de Voiron
    Hôtel de Ville – 12 rue Mainssieux
    38500 VOIRON
    Tél.: 04 76 67 27 37
    Mail : communication@ville-voiron.fr

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